Ashdod

 Ashdod, fût fondée en 1957, à 40km(25min)au sud de Tel Aviv.

En peu de temps Ashdod s’est développée et maintenant on y trouve le plus grand port israélien après Haifa. Par conséquent de nombreux industriels se sont implantés dans la ville.

Vous pourrez profiter de la piscine et du shopping dans le nouveau centre commercial « Star Center » et seamall.

A visiter le musée Korin Maman qui a une exposition archéologique permanente appelée « le Monde des Philistins », et le Musée d’art d’Ashdod qui dispose de 13 halls d’exhibitions.

La nouvelle gare routière centrale sert de terminus pour les lignes inter et intra ville. Le bâtiment inclut aussi un petit mais populaire centre commercial. Les lignes d'autobus connectent la ville avec plusieurs ville d’Israël.

 

 

Un drone a survolé Ashdod et voici ce qu'il a filmé:

Voir la Video sur Ashdod en russe

Le palais des arts de la scène
Le palais des arts de la scène
Coucher du soleil à Ashdod
Coucher du soleil à Ashdod
La pêche
La pêche
La plage en janvier
La plage en janvier
Rond-point des Voiliers
Rond-point des Voiliers
Vue aérienne de la ville
Vue aérienne de la ville
La fontaine au kikar de la City avec son rayon laser
La fontaine au kikar de la City avec son rayon laser
Shouk d`Ashdod tous les mercredis
Shouk d`Ashdod tous les mercredis
La piscine du sweat star center
La piscine du sweat star center
Le bowling d'Ashdod
Le bowling d'Ashdod
Skate board Park
Skate board Park
Kite-surf
Kite-surf
Kayak
Kayak
Surfing à Ashdod
Surfing à Ashdod
Vue aérienne de la Marina
Vue aérienne de la Marina
Rue Exodus à la Marina
Rue Exodus à la Marina
La plage du LIDO avec ses transats au bord de l'eau
La plage du LIDO avec ses transats au bord de l'eau
Hôtel West Suite
Hôtel West Suite
Hotel Leonardo
Hotel Leonardo

Ashdod, ma ville (info # 011306/13) [Culture]

Par Yaël Bensimhoun © Metula News Agency
           
Yaël Bensimhoun est licenciée ès lettres, mention arts, elle a collaboré à de nombreux media israéliens, dont L’Impact durant quatre ans. Elle mène parallèlement une carrière dans l’enseignement du français en Israël. Originaire de Lyon, elle vit depuis douze ans dans la région d’Ashdod.
 
Depuis la création de l’Etat d’Israël, des dizaines de villes nouvelles, des centaines de villages ont vu le jour. Soixante-cinq ans plus tard, la physionomie du pays a tant changé qu’on le reconnait à peine. Reconstruction d’un pays, rétablissement d’un peuple, la ville d’Ashdod, à elle seule, résume assez bien cette réalité ; elle qui s’est vue dans un premier temps devenir le fief des immigrés juifs d’Afrique du nord, puis, en grand nombre, des Russes, des Sud-américains ou des Français…
 
Située à peu de distance d’Ashkelon, aux confins du Néguev et de Gaza, cette ville côtière a été bâtie en 1956 dans le sable, à l’initiative de Yaffé Ben Ami. Elle compte à présent près de 250 000 habitants et abrite le plus grand port commercial du pays en eaux profondes, creusé artificiellement sur les rives de la Méditerranée. Jeune ville donc direz-vous, et pourtant… le nom d’Ashdod apparait pour la première fois dans le livre de Josué ; malgré son jeune âge, la ville est ancrée dans l’histoire du peuple juif.
 

Découvrons les derniers loisirs et attractions touristiques !

« Ashdod comme vous ne l’avez jamais vu ! »

Découvrons les derniers loisirs et attractions touristiques ! « Ashdod comme vous ne l’avez jamais vu ! »

Ashdod, ville peu connue pour ses attraits touristiques est en train de nous étonner. Pour ceux qui n’y sont pas venus depuis longtemps, vous découvrirez une ville qui a fait un tournant a 180 degrés en 5 ans. De beaux hôtels, un parc immenses aménagé de jeux d’enfants hyper modernes, un lac, une fontaine lumineuse, des aires de hand et très bientôt  un skate-park….surplombant la mer, comme nulle part ailleurs, une tayelet sportive de 7 km, un amphithéâtre pouvant accueillir 8000 personnes. Je ne parle pas de la culture, avec des festivals et des soirées musicales faisant la joie des petits comme des grands comme le festival de la méditerranéenne qui est propose chaque annee depuis 4 ans au mois de juin et qui fait se déplacer des israéliens de toutes les villes du pays.

segwe

Cette semaine, c’est plus de 400 personnes qui ont pris part à la Journée du tourismed’Ashdod organisée par la société Hofit, organisation municipale pour le développement du tourisme de la ville. Au cours de cette journée, les participants ont pu découvrir les derniers loisirs et attractions touristiques en profitant notamment d’une balade en Segway, en affrontant des adversaires dans le nouveau complexe dePaintball, ou en explorant le parc Etgarim aux rives du fleuve Lakhish.

« Ashdod comme vous ne l’avez jamais vu ! » C’est le slogan entendu par les centaines de participants à cette Journée du tourisme.

Les participants ont été conviés à l’hôtel Leonardo par le conseiller municipal Moshé Danino, chargé de l’organisation Hofit, et le président de la délégation régionale du syndicat d’Ashdod , Haïm Scheib. Les convives étaient composés de membres du comité syndical représentants du Port d’Ashdod, de ELTA, de la Compagnie d’électricité, de la Municipalité d’Ashdod, de Supersal, de Pelephone, et de nombreux autres syndicalistes d’Ashdod et de sa région.

paintball

Sous la présidence d’Irma Tzor, la directrice du bureau du tourisme de Hofit, la journée a débuté en présence de Zehava Elimelech, présidente de Naamat Ashdod, Iris Naftali, présidente du comité des travailleurs à la municipalité, et de Haïm Scheib, qui ont tous trois pris la parole pour prononcer des discours de félicitations. Après avoir profité d’un petit-déjeuner et visionné un film institutionnel portant sur la ville d’Ashdod, les convives se sont séparés en groupes et sont sortis explorer les nombreuses et nouvelles attractions et activités touristiques de la ville. Ils ont ainsi pu profiter d’une balade en Segway, d’une visite du parc du fleuve Lakhish, et de combats tenaces dans le nouveau complexe de Paintball. Les participants ont ensuite rejoint le parc Etgarim, où ils ont pu apprécier un repas copieux suivi d’un concert du chanteur Eli Koren, avant de savourer une «boisson philistine » au musée de la culture philistine.

parc Ashdod Yam janvier 2014 007

Moshé Danino, chargé de l’organisation Hofit par le conseil municipal, a exprimé sa satisfaction quant au succès de cette journée, en soulignant l’implication constante de Hofit dans le développement et la promotion de nouveaux produits touristiques, qui prennent part à la vision touristique du maire, le Docteur Yehiel Lasry : « Le parc Etgarim subit actuellement une métamorphose, qui l’érigera à l’avenir au rang deparc de loisirs diversifié et adapté à tous les membres de la famille, en disposant notamment d’aires de jeux, d’une piscine pour les enfants en bas-âge, et en proposant des rencontres d’animaux. Rappelons également que le complexe de Paintball, sera désormais ouvert le soir, et dont la renommée dans la ville n’est plus à prouver, mais aussi la promenade le long de la côte, en développement continuel,les nouveaux parcs de jeuxles visites guidées qui font connaître cette ville et son éventail de cultures, les centres commerciauxles sites historiques … Ashdod ne manque pas de quoi offrir à ses visiteurs, et nous allons prochainement découvrir les bienfaits du développement de ce secteur. »

Vous êtes convaincus ? Alors venez a Ashdod pour les prochaines vacances de Pessah, nous vous attendons nombreux. Il existe des vols directs au départ de Paris, Marseille ou encore Nice à des tarifs raisonnables  avec la compagnie israélienne EL AL réputée pour son confort et sa fiabilité en matière de Sécurité .

Une histoire tumultueuse

 
Avant d’être conquise par le Roi David au Xème siècle avant notre ère pour intégrer le royaume d’Israël, la cité aurait été l’une des cinq grandes villes-Etats fondées par les Philistins quatre siècles auparavant et utilisée par eux comme place forte.
 
Selon la Bible, au début du chapitre 5 du livre de Samuel, c’est là, dans le temple de Dagon, divinité mi-homme mi-poisson, que les Philistins déposèrent l’arche d’alliance (le aron hakodesh) arrachée aux Hébreux lors d’une guerre qui les opposa. Le récit mentionne les malheurs qui frappèrent alors les usurpateurs et comment, apeurés par la puissance du D. des Hébreux, les Philistins finirent par restituer l’arche « ensorcelée » aux Tribus d’Israël.
 
Durant les mille ans qui suivirent, Ashdod passa successivement sous la domination des Egyptiens, des Babyloniens, des Assyriens puis des Grecs, avant de redevenir juive sous les Macchabées et jusqu’à sa conquête par les Romains qui détruiront la ville. Après cette période et jusqu’à l’époque ottomane, Ashdod ne fait plus parler d’elle.
 
La découverte des restes d’une muraille de plus d’un mètre de large datant de la fin du VIIIème siècle et du début du VIIème avant l’ère vulgaire, témoigne pour Dmitri Egrov, archéologue à l'Autorité des Antiquités israélienne, de la présence d’une forteresse de l’époque du Premier Temple sur la colline de Jonas. Ce prophète qui, selon la tradition juive, fut avalé puis rejeté du ventre d’une baleine après s’être embarqué sur un radeau pour échapper au commandement divin de prophétiser.
 
Cette colline « Guivat Yona » surplombe Ashdod et s’élève à plus de 50 mètres au-dessus de la mer ; une plateforme évidemment autrefois stratégique, qui permettait d’observer l’intrusion d’ennemis par voie maritime ou d’empêcher l’accostage de bateaux clandestins lors du mandat britannique.
 
On y trouve à présent, au sommet, le phare du port d’Ashdod et un point de vue spectaculaire pour admirer la côte et les dix-sept quartiers qui morcellent la ville jusqu’à Ashkelon, plus au Sud.
 
Dans le sud de la ville, tout près du rivage, entre les quartiers « youd-alef », « tet-vav », se dressent les vestiges d’une citadelle datant du VIIIème siècle, et son impressionnante forteresse « Kalat Al-mina ». Ouvert au public, le site offre au regard des baigneurs des tours, des chambres, des escaliers et des fours encore admirablement conservés.
 
 
Une architecture et une population hétéroclites
 
Ce réel patrimoine historique jure quelque peu avec les bâtiments imposants, résolument modernes et les nombreux immeubles qui poussent presque du jour au lendemain, comme des champignons.
 
Parmi les monuments incontournables, le centre d’art Monart, près de la mairie, dont l’architecture, inspirée du musée du Louvre, affiche une forme pyramidale en verre. Il a été construit par un architecte français et subventionné par des donateurs parisiens. C’est la raison pour laquelle il porte ce nom français « mon art », bien que les Israéliens, pour la plupart, en ignorent la réelle signification.
 
Non loin, dans le même périmètre, se dresse fièrement, face à la mer, l’époustouflante Maison de la culture, en forme de baleine blanche, conçue cette fois par un architecte télavivien. Et pour compléter ce magnifique ensemble, au centre d’un rond-point géant, tout à côté, des sculptures de voiliers de couleurs changeantes la nuit, semblent paisiblement voguer sur une mer de marbre.
 
Pas franchement de centre-ville à Ashdod, mais plusieurs petits centres qui se disputent la suprématie du lieu le mieux fréquenté. Les restaurants les plus chics se trouvent pour la plupart en bord de mer, sans permis de cacherout (les règles alimentaires imposées par la loi juive) toutefois, ce qui fait râler les nombreux immigrants français, majoritairement traditionalistes à Ashdod.
 
La ville, comme bon nombre de villes côtières, vit surtout la nuit en été. Il faut toutefois avouer que l’été est long en Israël. Dès le mois d’avril et jusqu’en octobre au moins, la promenade d’Ashdod dite en hébreu francisé la tayelette (la promenade), et qui relie plusieurs plages entre elles, offre aux joggers, marcheurs ou flâneurs romantiques, sur trois kilomètres, des équipements de sport innovants.
 
La « Marina bleue » est un port moderne où mouillent quelques centaines de yachts et autres embarcations. On y trouve des résidences luxueuses.
 
Enfin, Ashdod est féconde en parcs, dont le parc Lah’ish, site d’attractions et de loisirs, qui s’étend sur 65 hectares et comprend une promenade, la rivière éponyme, des pelouses et coins pique-nique, des arbres rares et décoratifs, un zoo et un parc dédié aux sports extrêmes.
 
Comme pour toutes les villes portuaires, l’activité du port d’Ashdod lui assure sa croissance économique. Ainsi Ashdod a attiré de nombreux promoteurs, et énormément d’industries se sont installées sur place.
 
Le port est le plus important d’Israël, avant même Haïfa en matière de transit de marchandises et de rendement. C’est également l’un des plus grands de la Méditerranée, qui offre un service de qualité et un équipement moderne.
 
Grâce à toutes ses infrastructures, la ville a pu intégrer les grosses vagues d’immigration de tous horizons de ces dernières décennies. Religieux et laïcs, Sépharades (Juifs originaires des pays arabes) ou Ashkénazes (originaires d’Europe), vieillards et jeunes gens (bien que la moyenne d’âge à Ashdod soit la plus basse du pays : moins de 45 ans !) vivent en parfaite harmonie.
 
 
Des monuments, en souvenir de l’histoire moderne de la ville
 
Lors de la guerre d’Indépendance, les kibboutzim (villages collectivistes d’inspiration socialiste) autour d’Ashdod furent attaqués par les Egyptiens. Mais leur incursion fut stoppée net au sud-est de la ville par le bataillon Guivati, dans la nuit du 11 au 12 mai 1948.
 
Au cours de la mission « Baraka », les soldats israéliens firent exploser le pont « Ad Halom » (jusque-là) nommé ainsi après coup pour désigner la limite atteinte par l’armée égyptienne. Ce jour-là, malheureusement, Israël perdra 54 hommes lors de cette victoire militaire.
 
Deux de nos avions seront sérieusement endommagés et un autre s’écrasera en flammes. Un monument aux morts est élevé à l’endroit qui rappelle ce drame. Sur le mur en pierres taillées du mémorial, tout près du nouveau pont rebâti dans les années 80, se trouve immortalisé ce terrible épisode de notre histoire. « Ils ont souffert jusqu’ici pour ne point savourer leur victoire ni voir la création de leur pays » lit-on douloureusement, en commentaire d’une sculpture de l’artiste Touvia Lévy.
 
Non loin de là, comme en écho, se dresse un mémorial en forme d’obélisque. C’est un monument à la mémoire des soldats égyptiens tombés dans cette même bataille, et élevé dans le cadre du traité de paix avec l’Egypte. Les inscriptions sont écrites en trois langues : hébreu, anglais et arabe.
 
 
Les sirènes d’Ashdod
 
Et bien voilà, il est temps d’achever ce papier, même s’il reste encore beaucoup de choses à écrire sur cette belle ville qui a hébergé mon alya (ma venue en israël). Douze ans déjà que je vis ici. Je suis à présent presque une vraie Ashdodienne...
 
Cette dernière année notamment a été un peu particulière : Les gens d’Ashdod ont accédé à la notoriété ! Si si de vraies vedettes (mais uniquement nationales hein.. faut tout de même pas rêver…).
 
C’est vrai, on a parlé de nous dans les journaux, à la télé, à la Ména… Nous n’avions rien fait pour cela évidemment, mais dans les 40 kms du pourtour de Gaza, on n’a pas eu le choix.
 
Maudite sonnerie. Trente secondes pour se planquer dans les cages d’escaliers au beau milieu de la nuit dans le meilleur des cas, (ou, dans les moins bons, à moitié nus et dégoulinant de savon et de shampoing devant les voisins auxquels on adresse un sourire gêné). Trente secondes pour choisir l’emplacement le mieux adapté et se coucher sur le ventre dans la rue (comme pour se faire bronzer, sauf que là, on garde le manteau et on se terre entre deux voitures) ; trente secondes pour cavaler sur des talons-aiguilles, d’un arrêt de bus à l’immeuble le plus proche (souvent d’ailleurs, il ne reste plus qu’un seul des deux talons-aiguilles à l’arrivée) ; trente secondes pour accepter d’abandonner sur la table le steak-frites à peine entamé qui nous a tant fait saliver (ça, ça fait mal)… Trente secondes, enfin, que l’on n’a pas le droit de perdre quand on ne veut pas perdre la tête, pour saisir bébés et enfants endormis et se ruer dans les miklatim, les abris.
 
J’ai vu des gens littéralement tétanisés quand le cri strident de la sirène retentissait soudain, des vieillards résignés, attendant craintivement le bruit de l’impact des roquettes, des femmes enceintes, fort pâles, les deux mains croisées sur leur ventre dans un réflexe dérisoire de protection.
 
J’ai entendu des enfants rire en pleurant dans les bras rassurants de leur père tandis que des chiens tremblants comme des humains, accompagnaient les sirènes de leurs hurlements. Mais ce que j’ai vu et ressenti surtout, c’est cette entraide, amitié, et complicité qui nous ont tous unis dans ces moments difficiles. « Le ciel est par-dessus le toit, si bleu, si calme… » chantait Verlaine en regardant à travers les barreaux de sa cellule. De ma fenêtre, je vois la mer. Elle est si calme elle aussi aujourd’hui.